Limites de l’impression alimentaire 3D

Aujourd’hui, il n’est pas possible d’imprimer n’importe quel matériau avec une imprimante 3D. Cette limite existe pour les imprimantes plastiques et métal, tout autant que pour les imprimantes 3D alimentaires.

Tout d’abord, il est lié à la technique d’impression utilisée. Par exemple, les imprimantes 3D fonctionnant comme des extrudeuses de pâte ne peuvent imprimer que des purées ou des mélanges avec une bonne liquidité.

Tous les ingrédients contenant des fibres compactées en tissus (généralement de la viande) ne peuvent pas être imprimés en 3D tels quels. Mais c’est aussi le cas pour les fruits et légumes, qui doivent être réduits en purée ou en poudre selon le procédé utilisé.
Enfin, les supports imprimés sont rarement recyclables à l’infini. Comme dans tout autre procédé de fabrication, l’utilisation de l’imprimante 3D modifie légèrement les propriétés des matériaux.

Taille des impressions

La grande majorité des imprimantes 3D, qu’elles soient à usage professionnel ou personnel, ont des tailles de fabrication limitées. Impossible d’imaginer la réalisation d’un dessert 3D d’un mètre de long avec cette technologie !
Lorsqu’il faut réaliser une pièce plus grande que le volume d’impression de la machine, il faut penser au dessin en plusieurs parties qui peuvent être assemblées en les imbriquant ou en les collant. Cela nécessite un travail supplémentaire au moment de la finition, afin que les jonctions entre les pièces ne soient pas visibles.
Cette contrainte existe dans les imprimantes 3D alimentaires au même titre que toutes les autres imprimantes 3D.

Étapes de finition

La question des finitions ne se limite pas aux grands imprimés. Dans de nombreux cas, il est nécessaire d’effectuer une étape de finition à la fin du processus d’impression 3D. Lorsque vous placez de la pâte semi-liquide, vous pouvez penser à la cuire ou à la déshydrater afin d’éliminer un certain % d’eau de l’objet imprimé. Lors de l’utilisation d’un procédé d’impression 3D à base de poudre, les objets doivent être retirés de la poudre et l’excès éliminé : c’est ce qu’on appelle la phase de poudrage.
C’est un aspect à prendre en compte lors du temps de production de la pièce. Soyons clairs : une pièce sortie de l’imprimante 3D n’est pas plus finie qu’une croûte de tarte blanche cuite au four ! En d’autres termes, l’impression 3D n’est qu’une étape dans un processus de fabrication de paraboles. L’utilisation de cette technologie ne remplace pas le travail du cuisinier ou du pâtissier. A lui d’inventer et de composer selon les possibilités offertes par la machine.

Enfin, comme dans un dessert classique, on peut choisir de faire des finitions qui ajoutent des saveurs, des couleurs ou encore de la structure : charronnage, utilisation de vernis alimentaire, enrobage, flocage, etc.

En conclusion, nous avons scanné les avantages et les inconvénients de l’impression 3D objectivement comestible. Tout n’est pas rose et l’imprimante 3D alimentaire n’est pas la solution miracle à toutes les difficultés rencontrées par les restaurants professionnels. Mais c’est vraiment un super outil quand on accepte les contraintes de cette nouvelle technologie, de la même manière que nous avons intégré les contraintes de toutes les autres techniques en cuisine. Certains freins existent et les acteurs de ce marché (fabricants d’imprimantes, services) s’emploient à les lever. Et vous, voyez-vous d’autres avantages à utiliser l’impression 3D d’aliments ? Pour plus d’informations, consultez notre site  solution de finition impression 3D.

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